Pour beaucoup, avoir une alimentation saine et équilibrée passe obligatoirement par une consommation relativement importante de produits animaux : du lait au petit déjeuner, de la viande ou du poisson ou des oeufs + du fromage au déjeuner, pour ceux qui prennent un goûter il contiendra aisément un laitage et un gâteau contenant de l'oeuf, et le soir il y a au moins un laitage, mais souvent également de la viande ou du poisson ou des oeufs... On donne aisément aux enfants des portions proches de celles des adultes, ils auront ainsi 250 mL de lait le main + une portion de fromage + du lait ou du yaourt à boire au goûter + un laitage le soir... l'équivalent de 500 à 600 mL de lait minimum, + un steack ou une portion de poisson (100 g) le midi et une tranche de jambon ou un oeuf (50 g) le soir... soit 150 g de viande / poisson / oeuf par jour quand, selon l'âge, 50 (vers 5 ans) à 80 g (vers 8 ans) sont suffisants... Même pour les adultes, au-delà de 100 à 130 g par jour, on est en excès !

Source: ExternePour commencer, consommer moins de produits animaux est bénéfique pour notre santé.

En effet, un excès de produits animaux signifie un excès de protéines (nuisible pour les reins, pour l'assimilation du calcium...), un excès de cholestérol (nuisible pour la santé de nos artères), parfois un excès de calcium (qui peut donner des calculs notamment)... Les mangeurs de viande risquent aussi d'avantage d'avoir un cancer : d'après l'organisation mondiale de la santé :

  • la consommation de viande rouge (tous les types de viande issus des tissus musculaires de mammifères comme le boeuf, le veau, le porc, l’agneau, le mouton, le cheval et la chèvre) a été classée comme probablement cancérogène pour l’homme (Groupe 2A).
  • La consommation de viande transformée (viande qui a été transformée par salaison, maturation, fermentation, fumaison etc : saucisses, jambon, corned-beef, viandes en conserve, préparations et sauces à base de viande) a été classée comme cancérogène pour l’homme (Groupe 1).

Et si on arrête de consommer des produits animaux, pour avoir une alimentation végétale diversifiée, court-on des risques ? Pas du tout, au contraire, parmi bien d'autres sportifs de haut niveau, Carl Lewis attribue à son régime végétalien ses succès olympiques (10 médailles olympiques dont 9 en or, 10 médailles aux championnats du monde d'athlétisme dont 8 en or, plusieurs records du monde, élu "sportif du siècle" par le comité international olympique...).

Source: ExterneViande, poisson et produits laitiers sont bien plus coûteux que les fruits, légumes, céréales et légumineuses. Si de plus vous choisissez de ne plus acheter de viande des bébés animaux (veau, agneau) qui sont les plus onéreuses, que vous achetez simplement des oeufs, du lait, un peu de volaille, peu d'autres viandes et peu de poisson, l'économie faite vous permettra de choisir des oeufs et de la volaille provenant de poules qui avaient eu le droit d'aller courir dehors, du lait, du fromage et un peu de viande d'animaux qui avaient aussi eu le droit d'aller dehors, + de produits végétaux épargnés par les pesticides...

Bien sûr, pour qu'une alimentation contenant une proportion importante de produits de qualité (Agriculture biologique, Label rouge...), cela suppose qu'on privilégie les produits "bruts", les circuits courts / produits locaux, et les produits de saison.

Source: Externe

Il ne faut pas se voiler la face... les conditions d'élevage classique se font dans des conditions où on ne se préoccupe pas de la souffrance animale : poules dans des cages minuscules, poissons en surnombre dans leur bassin d'élevage etc, pour au final des agriculteurs sous payés... Les articles et documentaires qui en parlent sont légion.

Quelques points de repère si vous souhaitez acheter des produits animaux issus d'élevage où les animaux sont traités en tenant compte de leurs besoins :

  • Le lait "bio" provient de vaches laitières ayant accès au pâturage durant la période de pousse de l’herbe ; au moins 60% (en matière sèche) de la ration des vaches est constituée de fourrages (frais, séché, ou ensilage). La surface minimum par animal est de 6m² à l’intérieur et 4,5m² à l’extérieur, avec au maximum 2 vaches/ha.
  • Les oeufs "plein air", "label rouge" et "bio" proviennent de poules ayant eu le droit de sortif. Les poules dites « plein air » sont élevées dans des bâtiments dans lesquelles la densité maximale autorisée est de 9 poules/m² (6 poules/m² en bio). Elles bénéficient d’un éclairage naturel ainsi que de litière, de perchoirs et de nids. Les poules ont un accès à l’extérieur, sur un terrain partiellement couvert de végétation, et disposent d'au moins 4 m² chacune sur ce parcours où mener leur vie de poule.
  • Les poulets "label rouge" et "bio" vivent dans des poulaillers de taille réduite, avec une densité 2 fois plus faible que dans les élevages standard, et surtout ils ont un accès à un parcours extérieur, 2 m2 par poulet "plein air", d'avantage dans le poulet label rouge "liberté" ou "bio". De même, les dindes "Label Rouge", "AOP Dindes de Bresse" ou "bio" ont accès à un parcours herbeux en journée.
  • Les porcs "Label Rouge" et "bio" ont un accès au plein air. Ils sont parfois élevés à l’extérieur ou sur paille et certains passent toute leur vie au pré. De plus, les truies en cours de gestation sont en groupe, les porcelets restent avec leur mère plus longtemps, on évite de mélanger les cochons qui ne se connaissent pas et on ne coupe pas systématiquement leur queue.

  • Les poissons d'élevage "bio" et "label rouge" sont élevés dans des cages selon des méthodes plus respectueuses, tant au niveau de leur alimentation que de la densité d’élevage. Les poissons sauvages MSC (Marine Stewardship Council) sont issus d'une pêche "durable". (guide d'achat des poissons)

 

Source: ExterneConsommer moins de produits animaux, c'est aussi penser aux autres et à notre planète. Je ne vais pas vous faire ici tout le cours que je fais en lycée, mais en résumé, c'est simple :

  • il y a de plus en plus d'humain sur notre planète, trop ne mangent pas à leur faim, chaque jour on compte des personnes qui meurent de faim.
  • les techniques agricoles intensives, le bétonnage etc détruisent chaque année une partie des terres cultivables : pour nourrir plus d'humain, on a de moins en moins de terres de bonne qualité agricole !
  • l'élevage est très "gourmand" en surface agricole, en eau etc

C'est simple, notre Planète est incapable de nourrir l'humanité si tout le monde veut consommer de nombreux produits animaux chaque jour. Si on veut que tout le monde puisse manger à sa faim, la part du végétal dans notre alimentation doit être beaucoup plus importante que la part de l'animal. Parmi les différents animaux :

  • les plus "coûteux" sur le plan écologique sont les "bébés animaux"
  • puis viennent les bovins
  • ensuite le porc
  • les volailles sont moins "coûteuses" écologiquement (... et économiquement, et pour notre santé)

Quand les élevages d'insectes seront plus répandus, ils seront une alternative très intéressante aux autres viandes.

De plus, l'élevage animal génére plus de gaz à effet de serre, surtout s'il s'agit d'élevage intensif, nourri au soja (OGM aspergé d'une importante quantité de pesticides) cultivé en Amérique du Sud (aux détriments de la forêt amazonienne, de la santé des populations locales etc) puis transporté dans vers les élevages intensifs d'Amérique du Nord ou d'Europe (grâce à des moyens de transport gourmands en pétrole)...

 

En résumé, pour vous, pour les animaux comme pour l'Humanité entière et notre Planète, mieux vaut consommer peu de produits animaux, mais des produits animaux bien choisis, non en fonction du prix le moins cher possible, mais en fonction de leur qualité. Par exemple un peu de boeuf une ou deux fois par mois, provenant dans l'idéal d'un élevage local où les animaux auront été élevés en plein air, nourris de végétaux produits à la ferme, plutôt que plusieurs fois par semaine des steacks hachés industriels provenant d'animaux élevés on ne sait où, on ne sait trop dans quelles conditions, avec une alimentation aspergée de pesticides provenant de l'autre bout du monde...

Ce week-end, j'ai fait goûter à mes enfants qui y ont droit plusieurs types de lait : du lait de Normandie, frais, entier, microfiltré, provenant de vaches ayant accès à une pature et qui se nourrissent essentiellement d'aliments produits dans les fermes sélectionnées, à comparer avec du lait UHT entier / demi-écrémé / écrémé provenant d'on ne sait trop où en France... Ils n'ont pas aimé le lait écrémé, ils ont préféré le lait entier, ma fille a préféré le lait microfiltré... Le syndrôme d'Asperger lui confère un avantage incompable : son hypersensibilité lui permet de bien apprécier les différences de goût...

Elle consomme peu de produits laitiers (on est content, elle peut en consommer, elle a cessé d'y être totalement allergique), autant qu'elle en consomme de bonne qualité, tant pour elle que pour la Planète.